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mardi 12 juillet 2011

Les épouvantails ont pris la parole

Epouvantails 2011 : Conte pour petits et grands jardiniers

En saint-Urbain ça cause !

"Bonjour ! C’est moi Gabin ! J’habite à Marsannay-la-Côte. Nous sommes le 19 juin. C’est fête en Saint-Urbain. Nous allons partir, maman et moi pour voir les épouvantails. Veux-tu venir faire un tour avec nous ?"

Voilà Arthur qui a mis son chapeau et ses gants de cérémonie. Il a lavé ses cheveux blancs et se tient droit pour accueillir les passants.
Arthur {JPEG}
Tiens ! La famille de José arrive, ils sont presque les premiers tellement les enfants sont impatients. Ils se dirigent vers Arthur pour le saluer.
Famille de José {JPEG}
Un immense sourire éclaire le doux visage d’Arthur quand il voit venir les enfants, particulièrement le tout-petit qui traîne derrière lui un camion de bois peint en jaune.

"Attention ! dit-il à Gabin, n’approche pas de la Mère Lousine, elle habite dans les puits et elle attrape les enfants !"

Soucieux, Dédé le sourcier suit du regard sa baguette de coudrier. Il s’adresse aux plus jeunes :

« Ici ya de l’eau ! Nos Anciens savaient et ils ont creusé les puits au bon endroit. Ils ont trouvé l’eau de ruissellement de la montagne alors ils n’ont pas pris la peine de creuser plus profond où se croisent des courants souterrains. Mais l’eau est proche et ruisselle de partout là-dessous !

- Pas seulement là-dessous ! s’exclame une voix d’outre-tombe, c’est celle de Merlin l’enchanteur. Ici l’eau affleure, c’est le lieu de prédilection des tritons. Moi je cherche des poissons. La mare en était pleine avant la grande sécheresse mais, à l’époque, la commune n’a rien fait pour sauver les carpes... je cherche aussi Viviane, ma bien aimée...

- Eh bien ! Francis, s’exclame le sourcier, tu en fais une drôle de tête !
- Tu parles, Dédé, hier j’ai mangé chez mes parents, ils n’ont toujours pas compris...

- Qu’est-ce qu’ils n’ont pas compris ? dit Gabin.

- Ils ne connaissent ni Kokopelli ni la ferme Ste Marthe, répond Jean-Mi le penseur.
- C’est quoi Kokopelli ? demande Gabin qui n’écoute pas la réponse. Et pour cause, le son d’un accordéon diatonique parvient à ses oreilles. Anne, debout sous le noyer, joue une romance à trois temps. Deux épouvantails charmés se mettent à valser.
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Pierre n’est pas de reste. Il se lance à son tour dans la danse.

Pierrette lui emboîte le pas.

Mais il y en a un qui ne peut pas danser, c’est Merlin. Il est dans la prison d’air où Viviane l’a enfermé...

Merlin {JPEG}

Et Viviane a caché son visage sous une guirlande de fleurs parfumées.

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"Coucou, c’est moi, Gabin, vous me reconnaissez ? Je suis fatigué, alors je suis allé m’asseoir près de ma maman dans notre jardin où rien ne pousse (faut dire qu’il n’a pas plu pendant deux mois, si, si, c’est vrai !). Enfin, bon, on est content quand même et on remercie les gens qui nous prêtent des jardins et ceux qui organisent tout, la fête, l’association, quoi, tout ça pour qu’on puisse cultiver des légumes, des fleurs, et manger des framboises et voir en vrai des coccinelles, des grillons, et même qui ya un pic-vert, je l’ai vu quand il vient chercher des petites fourmis pour nourrir ses petits."
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"Et puis d’abord, moi, j’ai pas peur de la mère Lousine !"

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Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.