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mercredi 27 juin 2012

en ce dimanche 17 juin...

juin 2012 - Branle-bas de combat chez les épouvantails !

et affluence au clos St Urbain.

4ème fête des Epouvantails à Marsannay !

Les jardins accueillent de nombreux visiteurs venus découvrir le Jardin du Vent de Nasser et les épouvantails des jardiniers. Les enfants ont pu fabriquer cerfs-volants et épouvantails dans l’herbe du verger, à l’ombre des poiriers...


Les jardins de St Urbain avaient connu toute la semaine une activité inhabituelle : faucher, faner, nettoyer en alimentant le compost collectif, pour se préparer à recevoir les amis et les curieux avides de découvrir ce lieu de verdure accessible et préservé au cœur de la commune de Marsannay la Côte.

Il fallait tout à la fois respecter des zones de "refuge" pour les espèces végétales ( les orchis) et animales (passereaux nicheurs et reptiles) et permettre une déambulation aisée pour nos visiteurs.

Le Verger recevait le Jardin du vent de Nasser ordonné par Ashiq son collaborateur.

Des dizaines de mobiles venaient colorer la pelouse et s’intercalaient avec malice entre les pommiers et les pêchers. Une brise printanière animait l’ensemble.

Toute la journée les familles pouvaient découvrir les figures inattendues des mobiles, girouettes et autres manches à air.

Des cerfs-volants jouaient entre les frondaisons. Spectacle vivant, unique et saugrenu dans le ciel de Marsannay ! On assistait à la création permanente d’une œuvre en mouvement faisant converser les éléments naturels et les objets fabriqués, dans des élans obéissant au gré du vent.

Les enfants s’initiaient au "cerf-volantisme" dans l’un des ateliers de plein-air.

Ils pouvaient aussi puiser dans leur imagination pour confectionner des épouvantails. La malle du grenier de grand-mère regorgeait de trésors et d’oripeaux de toute nature et de toutes matières.

La veille, les parcelles des potagers se voyaient visitées par des êtres étranges qui, en définitive, s’installaient qui, en terrain familier, qui, en terrain conquis, pour défendre ou gagner leur (pré) carré. Facétieux poètes des causes nobles, Don Quichotte des évidences, témoins des résistances amères...ils provoquaient les commentaires les plus admiratifs comme les plus caustiques. A leur manière les épouvantails haranguaient et témoignaient : là moulins à parole des vendeurs de croissance idyllique , ici souffleurs d’animosités, ailleurs jeunesses éternelles, cavaliers des causes justes, ou sages assis sur l’expérience, encore puisatiers de science... Grâce à leur pouvoir évocateur un conte en devenir se profile au prochain article...

Les jardins et les vergers étaient constellés de petites pancartes pyrogravées où figuraient le nom des herbes sauvages dédaignées du jardinier vigilant qui, ce jour de juin, avaient droit aux honneurs et réclamaient notre attention : plantain lancéolé, armoise vulgaire, lierre arborescent...

...
La cabane des jardiniers accueillait dans l’après-midi un diaporama des Quatre saisons de St Urbain : nombreux furent ceux qui se laissèrent tenter et bercer par les images et des mélodies de Bach jouées par Jeanne Bovet pour évoquer une fois encore la magie du lieu.

Sous les chapiteaux on feuilletait une abondante documentation sur la botanique, le jardinage ; on pouvait signer la pétition affirmant la nécessité de maintenir les jardins familiaux sur les terres maraîchères de la commune : ceux-là répondent toujours au besoin pressant de tout le sud de l’agglomération dijonnaise. Ils permettent d’accéder au jardinage sans passer par l’acquisition d’un pavillon onéreux et gourmand d’espace. La solution des jardins familiaux reste la plus proche de l’intérêt général et répond à nombre de "besoins" de santé, d’économie, de revenus, de proximité, de convivialité, de mixité, d’échanges, de transmission des savoirs... au moindre coût grâce à la générosité des Pataras.

Gagner en surface de plancher, c’est, ici, il faut le savoir, abandonner des pans entiers de notre vie sociale. Construire en St Urbain, ce n’est même pas "habiller Paul en déshabillant Pierre", c’est pire, c’est l’habiller d’un côté tout en le déshabillant de l’autre : " Vois cette belle veste ! mais brade le reste d’abord !"

A l’ombre des poiriers, verre entre table et lèvre, les supputations allaient bon train sur le devenir du site de St Urbain.
Chacun se nourrissait des arguments échangés , baigné par l’atmosphère festive de ce dimanche sur l’herbe, moment inestimable que certains veulent ravir au plus bas prix, parce qu’inestimable.

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Météo en Saint Urbain :


Rencontres à la croisée des chemins

Pourquoi les jardins de Saint Urbain doivent-ils être protégés ?

Aujourd’hui, c’est un non sens de bétonner et goudronner une terre vouée au maraîchage depuis des siècles et qui est toujours cultivée par des familles à la recherche d’une alimentation plus saine, moins coûteuse et respectueuse de l’environnement et de la biodiversité. Cette terre de saint Urbain n’a jamais été aussi précieuse au moment où la ville tentaculaire se construit en étouffant la vie et où les décideurs cèdent aux promoteurs plutôt que d’être attentifs aux besoins des personnes, au moment où notre planète est en danger, la vie menacée, le monde déshumanisé... Se battre pour sauver Saint Urbain, c’est faire sa part de colibris, participer un peu à sauver ce qui peut encore l’être, à un éveil des consciences qui ne fait que commencer et qui permet à l’espoir de tracer son chemin vers l’avenir.